La représentation médiatique de la destruction des oliviers au Sud-Liban : enjeux agricoles, environnementaux et identitaires
DOI:
https://doi.org/10.71090/hj3y8b03Keywords:
Sud-Liban, oliveraies, oléiculture, communautés rurales, médias, environnement, patrimoine, identité, conflit, destruction, résilienceAbstract
« Au Sud-Liban, la guerre ne détruit pas seulement des vies et des maisons ; elle s’attaque aussi aux racines. » Depuis octobre 2023, la région est plongée dans une spirale de violence d’une ampleur inédite. Les bombardements ont ravagé des villages, des terres agricoles et des oliveraies, certaines abritant des arbres pluricentenaires et parfois millénaires. Dans une région où l’olivier occupe une place centrale, sa destruction dépasse la perte agricole : elle affecte les moyens de subsistance des familles et un patrimoine transmis de génération en génération, fait de pratiques, de traditions et de souvenirs liés à la terre. L’olivier constitue ainsi un lien entre agriculture, mémoire familiale, identité et territoire.
C’est précisément ce que notre étude décortique en analysant le traitement médiatique libanais et étranger sur les conséquences des bombardements israéliens sur les oliveraies. Elle cherche à comprendre si les médias réduisent l’olivier à une simple ressource agricole perdue, ou s’ils lui restituent une dimension symbolique de patrimoine, d’identité et d’enracinement. Ainsi, ce travail examine la place accordée dans les médias aux enjeux environnementaux et analyse le rôle des différents acteurs - habitants, agriculteurs, administration, experts et organisations - dans la construction du récit médiatique.



